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Chico’s Notes: A vida carioca e o fim do viagem…

Posted by Chico on juil 3, 2009 in Chico's notes, Notes

Salut, c’est Chico !!

Après ces quelques mois, Roberta et moi-même nous sommes plutôt bien adaptés au mode de vie carioca, bien aidés en cela par les différentes personnes côtoyées au cours de notre séjour au sein de la “cidade maravilhosa”. Au cours du temps, nous avons pu aller au delà des poncifs touristiques habituels tels que le Christ Rédempteur, le pain de sucre, les garçons en jupes, à fortes poitrines et autres demoiselles à barbe et à voix grave. Nous avons pu goûter aux joies de la vie quotidienne au sein de cette ville de rêve.
Nous commençons même à maîtriser les transports en commun: ici, aucun plan, plusieurs compagnies différentes, et pour connaître le meilleur itinéraire, il faut demander aux autochtones, héritiers d’un savoir obscur transmis par tradition orale, que l’on pourrait résumer par cette interrogation quasi-métaphysique “Comment allons-nous pouvoir arriver à cette endroit, sans passer par la case prison, ni marcher 27km ??”. Autre petit conseil pour vous, futurs touristes, ici il faut “demander” au bus de s’arrêter pour pouvoir monter dedans. Le Brésil étant un pays à culture latine, n’ayez pas peur d’être assez “démonstratif” dans votre demande. En gros, soyez prêts à vous jeter sous le bus, sinon vous risquez de le voir s’éloigner après un petit signe de la main du chauffeur…
Dans notre apprentissage de la vie à Rio, nous sommes également allés voir un match du championnat brésilien de futebol, opposant une équipe de Rio, Flamengo (35 millions de supporters dans le monde entier), à une équipe d’une ville du sud du Pays, le tout au sein du légendaire stade du maracana. Roberta et moi connaissions les ambiances des matchs du championnat de France (ahhh, les supporters du PSG…), et vue la passion footballistique qui règne ici, nous nous attendions à passer 90 minutes debout derrière une grille, tentant d’échapper aux mouvements de foules et aux projectiles divers. Nous nous sommes retrouvés assez déroutés, lorsque nous nous sommes assis, au troisième rang, à 10m du terrain, entourés de familles et d’enfants, au milieu d’une sympathique “festa” du ballon rond, où nous avons pu découvrir pèle-mêle un sosie de Barack Obama faisant de la publicité pour un insecticide, Un Urubu géant (oiseau mascotte de Flamengo) dansant sur la pelouse, un joueur retraité qui jonglait tout seul sur un rebord de la pelouse. Une chose ici est encore plus étonnante pour qui connait le football français : il y a des buts, et Roberta et moi nous sommes laissés prendre au jeu de la célébration de la victoire de Mengao 4 à 0…
Nous avons également enfin pu assister à une spécialité carioca assez méconnue, le Baile Funk. Il s’agit de soirée où se joue du Funk carioca, sorte de Hip-Hop aux rythmes assez basiques. L’intérêt de cette musique réside principalement dans la danse “suggestive” associée. Roberta et moi en avions entendue parlé depuis notre arrivée, et nous avons été conviés par notre ami Airton à une soirée où nous avons pu assister à ce qu’il surnomme la “danse des crapauds”.
NDLR : Ne connaissant pas l’age des personnes visitant ce blog, nous ne pouvons pas nous permettre d’y placer des vidéos, et ce, dans un souci de protection des mineurs…

Après tout ce temps, nous commençons à connaître Rio, et l’apprécions toujours autant (si ce n’est plus) que lorsque nous y sommes arrivés. Nous le connaissons si bien que nous avons été contactés par des touristes italiens passés par notre école à Salvador, à qui nous avons fait découvrir la fête le jeudi soir à Lapa. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, notre visa va arriver à son terme. Il faut s’y résoudre, nous allons devoir rentrer en France à la fin du mois de Juillet.
Nous avons donc décidé de terminer sur un autre dépaysement, une nouvelle note totalement différente : l’Amazonie. Nous partons pour Manaus le 05 Juillet. A nous la découverte de la forêt, des serpents, des crocodiles et des ampoules aux pieds…
Comme nous ne devrions pas avoir internet durant ces derniers temps (quoi qu’ici, nous avons toujours notre lot de surprises…), ce billet constitue certainement le dernier récit de notre voyage. Bien sûr, nous aurions aimé trouver un travail, pouvoir nous installer définitivement, mais nous avons appris à connaître ce pays, sa langue, sa culture, découvert un peuple et une histoire, accumulés des souvenirs merveilleux et des projets de choses à faire, tout cela pour mieux y revenir dans un mois, dans un an, qui sait …

 
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Chico’s Notes : Piqûre de rappel…

Posted by Chico on juin 6, 2009 in Chico's notes, Notes

Notre semaine débutait de façon classique : Lundi matin, rendez-vous à l’association SFB histoire de faire un point sur ce que l’on fait avec eux. Comme de coutume, petit survol des informations du jour avant de partir. Là, découverte de la disparition de l’airbus AF447 qui effectuait le vol Rio-Paris. Avec Roberta, nous devons avouer que cela nous a un peu secoué. Arrivés à l’association, la nouvelle est tombée : l’ancien directeur se trouvait dans l’avion… Il est des situations où il vaut mieux se taire, ce que nous avons choisi de faire alors…
Au-delà de notre évidente solidarité avec les victimes et leurs familles, je crois que cette nouvelle aura été une sorte de “piqûre de rappel” (d’où le titre de ce billet), qui nous a permis de nous rendre compte, à nouveau, de la chance que nous avons d’être ici, et que nous nous devons d’en profiter, peu importe le temps que nous restons…

Après cette petite introduction plus sérieuse qu’à l’accoutumée (amis lecteurs, ne vous inquiétez pas cela ne devrait pas se reproduire), une petite critique gastronomique. Si vous cherchez à découvrir la nouvelle cuisine brésilienne, dans un cadre exceptionnel, pour un prix raisonnable (voyage non compris…), Roberta et moi même vous recommandons le restaurant Aprazivel (Rua aprazivel, Santa Theresa, Rio de Janeiro).
Situé sur les hauteurs de Rio, vous serez accueillis par les serveurs sur cette terrasse en forme de village indien (mention spéciale pour les tables dans les cabanes en hauteurs). De là, vous bénéficierez d’une vue sur l’ensemble de la baie illuminée de Rio, dans un calme exceptionnellement rare. Vous y dégusterez des plats de nouvelle cuisine Brésilienne : spécialités régionales revues avec des ingrédients et des sauces d’influences françaises. Nous recommandons le poisson, accompagné d’un vin blanc du Brésil sélectionné sur la carte préparée par Jonathan Nossiter en personne (ça ne vous dit rien, rassurez-vous, moi non plus, mais il a réalisé un documentaire sur le vin intitulé “mondo vino”). En dessert, optez pour le “petit gâteau” (en français dans le texte) : fondant au chocolat tiède et sa boule de glace….

Par ailleurs, même si nous apprécions ce type de restaurant, nous restons des inconditionnels du churrasco, et avons pu profiter d’une journée barbecue avec Airton et ses amis la semaine dernière. Au programme, viande, bière et discussion à propos du football pendant plus de 8h (ça faisait longtemps que l’on ne m’avait pas appelé Zidane, enfin “Zidagni” pendant toute une journée). Roberta et moi sommes toujours aussi à l’aise lorsqu’il s’agit de donner le nom de l’équipe que nous supportons en France, où lorsque les Brésiliens nous apprennent que Bordeaux a gagné le championnat la veille. Comment font-ils pour être au courant de tous les résultats de toutes les compétitions du monde, alors qu’il y en a déjà tant chez eux (un championnat par état et le championnat national!!)???

Outre ces aventures cariocas, Roberta et moi avons voyagé 3 jours sur l’Ilha Grande, une île située à une centaine de kilomètres de Rio. Après un réveil à 5h (comme quoi tout est possible !!) et le voyage, nous avons pris nos quartiers dans notre pousada, et fait un rapide tour de l’île, le temps n’étant pas des plus agréables le premier jour. Ilha Grande est classée patrimoine de l’unesco depuis 1992 : un endroit très vert et sauvage, avec de nombreux chemins de randonnée. Pour la petite histoire, cette île était le repère du pirate Abraham Cock (mais pas de trésor à l’horizon). Le lendemain, nous avons fait une ballade en voilier, de plage en plage, la journée était très agréable, même si nous ne nous sommes pas baignés, contrairement aux Brésiliens qui nous accompagnaient, et qui étaient originaires du Sud, où le climat est plus froid. Je crois que nous nous sommes habitués aux températures proches des 30 degrés… Le dernier jour, nous sommes partis pour une petite “ballade” indiquée comme “facile” sur les guides, afin de voir une autre plage. Résultat, 3 heures de marche, 500m de dénivelé, en tongues, avec les bagages sur le dos… Et dire qu’on se moquait des gens croisés la veille, munis de chaussures et de bâtons de randonnée.
Mais cela valait la peine : nous sommes arrivés sur une petite plage déserte, où il n’y avait qu’un pécheur faisant la sieste à bord de son bateau.

Après ce petit séjour dépaysant, retour à Rio, pour la suite de nos aventures…

Les photos de l’ilha grande sont ici

 
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Epreuve n°9 : Aaaahhh l’exotisme !!

Posted by Chico on mai 13, 2009 in Epreuves, Générale

Presque un mois sans donner de nouvelle de nos amis Chico et Roberta: qu’Albert Londres et Jean-Pierre Pernaut me pardonnent, mais la vocation journalistique ne fait parfois pas le poids face à la plage de Copacabana visible de la fenêtre…

Revenons sur les aventures de nos explorateurs: le temps de l’installation effectué, il s’agit pour eux de trouver leurs marques au sein de la magnifique ville de Rio (anecdote historique: notons au passage l’imagination des explorateurs Portugais à leur arrivée, lorsqu’il ont vu un fleuve (Rio), au mois de Janvier (Janeiro)….). Il est temps pour eux de partir à la découverte de ces contrées inconnues et exotiques.

Pour cela, ils sont aidés par une connaissance de Chico nommé Airton, Carioca de la classe moyenne-supérieure qui invite nos amis à découvrir où il réside, dans la banlieue de Barra (je sais amis Français, le mot banlieue fait frémir…). N’écoutant que leur courage, nos amis vont donc découvrir une zone sauvage et reculée de Rio, bien loin de Copacabana et d’Ipanema, et peuplée de joueurs de foot et de stars de télévision. Notons au passage la formidable capacité d’adaptation de Roberta, qui s’est rapidement sentie à l’aise dans ce milieu hostile.
Après avoir profité de la piscine de leur guide d’un jour, celui-ci les a accompagnés jusqu’au bout de la nuit dans le quartier de Lapa, quartier Bohème à la vie nocturne développée et bon-enfant. Nos aventuriers ont alors pu constater la remarquable résistance physique de l’autochtone, que l’évolution semble avoir doté d’une résistance incroyable à la bière locale.

Après cette première expédition, nos aventuriers se voient imposer un nouveau défi, l’ascension de l’Urca, première colline permettant d’accéder à la vue magnifique du mythique Pain de Sucre. Au programme de cette périlleuse ascension : environ 30 minutes de marche pour 200 m de dénivelé au bas mot, et tout cela sans matériel. Arrivés au pied de l’objectif, nos ersatz d’Indiana Jones et de Lara Croft se retrouvent au milieu d’une fête locale organisée par le peuple des montagnes (bon, en fait, il s’agit d’une sorte de marché de matériel pour randonneurs à grandes chaussettes qui n’aurait pas fait tâche à Grenoble…). Nos amis réalisent cette dangereuse marche grâce à leur condition physique exceptionnelle, due notamment à la cuisine locale et au fameux sandwich Bauru très prisé par Chico (un steack d’environ 300 gr, posé sur du pain de mie recouvert de fromage fondu, le tout accompagné d’un œuf au plat et de frites…).
Arrivés en haut, le spectacle est exceptionnel : Chico et Roberta apprécient la vue de la baie de Rio (et des oiseaux pour Roberta…).

les photos sont ici

Après toutes ces visites d’usage, il est temps pour nos amis de passer à la vitesse supérieure, et, entre deux candidatures d’emploi, de s’investir au sein d’une ONG. Après un premier contact, ils sont invités à aider l’association Solidariedade França Brasil (envoyez des sous!!!!), qui coordonne l’action de crèches communautaires au sein des zones défavorisées de la banlieue de Rio. Nos humanitaires débutants se rendent donc à l’association, la tête remplie d’images de Mère Thérésa, des french doctors et de Bernard Kouchner portant des sacs de riz. Arrivés là, ils se demandent quel pourra être leur rôle : soigner des malades, éduquer les enfants, sauver le monde? On leur annonce leur tâche exceptionnelle :développer un petit programme informatique…
Nos amis sont également invités à visiter une crèche située dans une banlieue éloignée et pauvre. Cette journée est un bonheur pour Chico et Roberta, émerveillés par les sourires des enfants et le dévouement des éducateurs. Dans l’euphorie, ils se proposent alors de donner quelques cours d’informatiques aux éducateurs. Cela se fera dans le courant du mois de Mai. Afin de cerner le contenu des leçons, nos amis évaluent le niveau des futurs élèves : savent-il allumer un ordinateur, surfer sur le Web, envoyer des mails? Leur réponse est une surprise pour nos formateurs : ils savent faire cela par cœur, en effet, ils ont l’ADSL à domicile, par contre, ils ont besoin de révisions sur les tableaux dynamiques croisés et les macro visual-basic avec excel!!! Chico et Roberta aussi, ça tombe bien !!

Voilà donc à quoi ressemble la vie de nos aventuriers au sein de cet environnement pas si exotique que cela …

PS : Petit bulletin de santé, afin de rassurer les familles : il y a beaucoup moins de cas de nouvelle grippe porcine mexicaine A au Brésil qu’en France, et toute personne parlant avec un accent espagnol, ou à l’allure suspecte (pantalon moulant, chaussures pointues, chapeau à clochettes) est immédiatement abattue à sa tentative d’entrée dans le pays.

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Epreuve n°8 : Si tu vas à Rio, n’oublie pas…

Posted by Chico on avr 16, 2009 in Epreuves

Lors du dernier épisode, nous avons laissé nos aventuriers sur le point de déménager dans la “cidade maravilhosa” (en français dans le texte : “la cité merveilleuse”), j’ai nommé RIO DE JANEIRO!!!

Comme vous le savez certainement, nos Popeye et Olive sans épinards mais gavés de coco étaient un peu préoccupés par le fait de louer un appartement sur photos, mais ils avaient bien fait les choses :A l’heure arrivée à Rio, nos amis avaient prévu d’être accueillis par une guide envoyée par l’agence immobilière. Celle-ci devait les conduire à leur appartement. Après un court voyage en avion (que la valise de Roberta a bien failli ne pas faire pour cause de surpoids, après avoir encore enflé de 10Kg…), ils ont donc débarqué dans le hall, où ils étaient attendus par … personne ! Le spectre de l’appartement fantôme payé d’avance apparaissait, et nos amis n’en menaient pas large. Heureusement, Chico disposait d’un mail contenant les noms et numéros de téléphone de la guide, qui auraient pu s’avérer très utiles si il les avait recopiés, et si il avait rechargé son téléphone…
Chico et Roberta pensaient donc avoir lamentablement échoué à cette épreuve, jusqu’à l’arrivée (un peu tardive…) de la guide, qui les a conduit à l’appartement.
Lors du trajet, nos amis ont réalisé que Salvador n’est qu’une petite bourgade de 2 millions d’âmes, et que la ville de Rio est, en effet, 5 fois plus grande !!!
Arrivée à l’appartement, un rapide tour du propriétaire a permis de constater que tout était conforme à l’annonce, l’épreuve est réussie !!
Petits bémols : il n’y a pas de wifi, il faut donc utiliser l’ordinateur du salon ou la connexion de la rue, et la télévision à écran plat est un tantinet excentrée sur la gauche, mais bon, tout cela est compensé par le fait que Chico et Roberta disposent d’une vue sur la mer et la plage de Copacabana, non mentionnée dans l’annonce!

vue du lit
La vue depuis l’appartement

Autre épreuve que redoutaient nos aventuriers sous les tropiques, la survie dans cette jungle urbaine. En effet, une fois arrivés, Chico et Roberta ont compris que le quartier de Copacabana est réellement dangereux : des vagues de plus de 2m empêchent de se baigner, et de vicieux nuages encouragent les touristes à ne pas mettre de crème solaire…
Roberta et Chico ont donc découvert pas à pas les alentours aux noms redoutables tels que Copacaba, Ipanema, Leblon…

Nos amis ayant pu sympathiser avec quelques Cariocas auparavant, ceux-ci les ont conviés à visiter la ville, et à affronter ensemble la cohue en haut du Christ Rédempteur, le vendredi saint, jour férié ici.

Nos deux “namorados” ont ensuite été invités par la guide de l’agence à effectuer une visite plus particulière, afin de découvrir deux favelas et mieux comprendre le travail des ONG. Chose surprenante :ils n’ont couru aucun danger, car ces favelas sont toujours très calmes pour y éviter la venue de la police. Par ailleurs, nos explorateurs ont réussi l’épreuve de camouflage : lors de cette visite, ils ont pu apprendre qu’ils ne risquaient rien, car ils ne ressemblaient plus à des touristes, mais à de banals clients venant acheter leur drogue (!!!!!!).

Un élément a tout de même effrayé Roberta au réveil, quand, à l’ouverture des rideaux, elle a aperçu, flottant sur la mer, un objet monstrueux, sorte de quadrupède géant sorti de la brume… Après avoir songé aux hypothèses les plus terribles, comme l’attaque d’un monstre marin géant ou le début d’une invasion extraterrestre, l’explication rationnelle nous a été divulguée lors de l’appel des secours : il s’agissait du retour au port de Rio d’une plateforme pétrolière…

la bête
La bête vue de l’appartement

Après leur arrivée, nos amis s’approprient donc tranquillement leur environnement, aidés en cela par leurs connaissances parmi les autochtones, avant de se lancer dans de nouvelles missions…

Les quelques photos sont ici

 
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Epreuve n°7: La routine

Posted by Chico on mar 30, 2009 in Epreuves, Générale

Il est temps de prendre des nouvelles de nos deux aventuriers après deux mois de survie au pays de Gilberto Gil, Chico Buarque, Tom Jobim et autres compositeurs de Lambada…
Au programme des deux semaines passées, des épreuves beaucoup moins ensoleillées attendaient nos valeureux pionniers. Ils allaient désormais affronter une série d’épreuves dont beaucoup de gens connaissent le caractère horripilant. Ces dernières peuvent être regroupées sous l’appellation barbare de “quotidien”. (NB : Rassurez-vous amis lecteurs assidus, Chico et Roberta n’ont pas pour autant renoncé au soleil, à la mer, à la plage !)

Première épreuve : l’indépendance.
Depuis le début de l’aventure, nos amis étaient en permanence indissociables : Roberta et Chico, Chico et Roberta, Roberta qui finit les phrases de Chico en Portugais, Chico qui aide Roberta à finir sa viande, Roberta qui sauve Chico d’une attaque de crocodiles, Chico qui remet des mines dans le critérium de Roberta… Bref, même si notre duo de choc fonctionnait à merveille ainsi, il a été décidé de pimenter quelque peu les règles du jeu en forçant chacun des candidats à effectuer une tâche physique plusieurs fois par semaines, mais seul…
Le choix de nos amis était fait : Chico allait donc pratiquer le jiu-jitsu brésilien (sport hybride à mi-chemin entre la lutte bretonne et la pyjama-partie, ponctué de “ouss” en Japonais), tandis que Roberta allait “malhar” (mot utilisé dans ces contrées hostiles pour résumer les différentes techniques servant à entrainer son corps aux conditions climatiques terribles rencontrées sur les plages…).
Bilan des courses : nos amis ont noué, seuls, des relations avec des autochtones :
- Roberta est bien intégrée au sein de son “académia”, où une fête sera d’ailleurs organisée pour son départ,
- Chico a pu éprouver le côté joueur des Brésiliens, avec par exemple “Camarao”, qui signifie littéralement “crevette”, gentil crustacé de 90kg qui a trouvé très drôle d’enfoncer son genou dans les côtes de notre ami “gringo”…
Notre binôme n’ayant pas renoncé, on peut considérer cette épreuve comme validée.

Deuxième épreuve : la bureaucratie
Nos deux aventuriers de choc ont longuement été avertis sur les charmes de la bureaucratie brésilienne. Après des séances d’entrainement quotidiennes (consistant principalement à attendre aux caisses de supermarchés), l’heure était venue de mettre à l’épreuve notre couple aux nerfs d’aciers. Ils allaient devoir remplir la “formalité” du renouvellement de visa. Chico et Roberta ont procédé dans les règles : collecte des informations nécessaires et réservation de la demi-journée. Nos amis se sont donc rendus, munis de leurs documents, à la police fédérale la plus proche (attention, premier piège facilement évité : on n’entre pas dans les locaux de la police fédérale en short et en tongues…). Premier entretien, première difficulté : ce poste de police ne se chargeait pas des visas. Ils ont dû se rendre à l’aéroport (soit une petite heure de trajet). Arrivés là, il leur a fallu attendre (l’entrainement au supermarché leur a bien profité), avant de s’entendre dire que ce n’était pas possible de renouveler leurs visas avec les documents présentés. Il leur fallait revenir avec un solde de compte bancaire, une attestation de banque prouvant que le paiement de la somme nécessaire a été effectué, des billets d’avion, un formulaire rempli sur internet, une empreinte du coude droit et une attestation sur l’honneur de ne jamais avoir maltraité de rongeur aveugle.
Bilan, retour bredouilles de l’aéroport. La première rencontre de nos amis avec la bureaucratie brésilienne se solde donc par un échec, mais rien n’est perdu…

Troisième épreuve : l’immobilier
Le but des différentes épreuves passées étaient de préparer nos aventuriers à passer à une autre étape de l’aventure. Ils vont bientôt devoir pénétrer dans le grand bain, finis la famille d’accueil aux petits soins et les bons conseils prodigués à l’école. Bientôt, nos deux compères vont devoir mettre le cap au Sud et se débrouiller par eux-mêmes dans la grande ville de Rio de Janeiro. Pour cela, une ultime épreuve attendait notre couple intrépide : la recherche d’un appartement à Rio. Finalement, Chico et Roberta ont réussi cette épreuve plus rapidement que prévu. Après avoir éliminé les chambres de bonnes à 4000€ la semaine à Ipanema, les maisons de 8 pièces pour 4€ par mois, situées sur le sites légendaires où a été tournée la cité de Dieu (en gros en pleine favela), le choix s’est naturellement porté sur un studio meublé sur Copacabana. Nos amis ont déjà pu louer des “maisons” de vacances “avec piscine” pour un “prix modique”, sur photos auparavant, et , comme dit le proverbe “chat échaudé craint l’eau froide”. Ils ont donc opté pour une location d’un mois, renouvelable si l’appartement correspond à leurs attentes.
Tout est donc fin prêt pour que nos aventuriers aillent poursuivre leur aventure sous d’autres latitude, à la découverte du Christ Rédempteur, du Pain de Sucre, du Maracana et des restaurants où l’on déguste de la viande à volonté…

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